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Les photographies de Jean Gaumy jouent sur plusieurs registres. Le plus évident est celui de la photographie documentaire. Jean Gaumy fait ses débuts à l’agence Viva, où la figure de Claude Raimond-Dityvon (1937-2008) le marque. Puis, sur invitation de Raymond Depardon, il entre à l’agence Gamma en 1973, avant de rejoindre l’agence Magnum en 1977. Le rythme imposé par l’actualité brûlante correspond peu au photographe, davantage sensible aux huis-clos humains, qu’il photographie lors d’enquêtes au long-cours. Il s’intéresse ainsi tour-à-tour à l’hôpital (1975-1976), à la prison (1976-1979) puis à l’Iran des années 1980. C’est dans la même démarche qu’il photographie les communautés de pêcheurs aux quatre coins de la planète. Ni celles d’un illustrateur, ni celles d’un ethnologue, les images de Jean Gaumy immergent celui ou celle qui les regarde dans la vie de communautés dont les membres sont liés le temps d’un embarquement, d’une expédition ou d’une plongée. Quand Jean Gaumy photographie, filme, prend des notes ou interroge, ses images témoignent d’un monde où des hommes et des femmes se confrontent aux forces de la nature, « essaient d’opposer leur géométrie sèche aux éléments naturels ». En reportage, le photographe croise souvent des personnes qui ont des choses à dire et qui ont envie de parler. Pour pouvoir intégrer leur témoignage aux images, le cinéma documentaire se fait peu à peu une place dans sa pratique. Cette approche se double, ces dernières années, d’une vision photographique plus contemplative, où il capture aussi des paysages naturels comme les falaises de Normandie, les mers de l’Arctique et les terres d’Ellesmere. Ces photographies témoignent de « l’irrésistible accélération de la rupture qui s’opérait entre l’espèce humaine et son environnement originel ; entre civilisation et nature ».
Les photographies de Jean Gaumy jouent sur plusieurs registres. Le plus évident est celui de la photographie documentaire. Jean Gaumy fait ses débuts à l’agence Viva, où la figure de Claude Raimond-Dityvon (1937-2008) le marque. Puis, sur invitation de Raymond Depardon, il entre à l’agence Gamma en 1973, avant de rejoindre l’agence Magnum en 1977. Le rythme imposé par l’actualité brûlante correspond peu au photographe, davantage sensible aux huis-clos humains, qu’il photographie lors d’enquêtes au long-cours. Il s’intéresse ainsi tour-à-tour à l’hôpital (1975-1976), à la prison (1976-1979) puis à l’Iran des années 1980. C’est dans la même démarche qu’il photographie les communautés de pêcheurs aux quatre coins de la planète. Ni celles d’un illustrateur, ni celles d’un ethnologue, les images de Jean Gaumy immergent celui ou celle qui les regarde dans la vie de communautés dont les membres sont liés le temps d’un embarquement, d’une expédition ou d’une plongée. Quand Jean Gaumy photographie, filme, prend des notes ou interroge, ses images témoignent d’un monde où des hommes et des femmes se confrontent aux forces de la nature, « essaient d’opposer leur géométrie sèche aux éléments naturels ». En reportage, le photographe croise souvent des personnes qui ont des choses à dire et qui ont envie de parler. Pour pouvoir intégrer leur témoignage aux images, le cinéma documentaire se fait peu à peu une place dans sa pratique. Cette approche se double, ces dernières années, d’une vision photographique plus contemplative, où il capture aussi des paysages naturels comme les falaises de Normandie, les mers de l’Arctique et les terres d’Ellesmere. Ces photographies témoignent de « l’irrésistible accélération de la rupture qui s’opérait entre l’espèce humaine et son environnement originel ; entre civilisation et nature ».
Publié chez ODYSSEE en mai 2025, cet ouvrage fait partie de nos recommandations au rayon Romans.
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