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Après le succès public et critique du livre À hauteur d'homme (éd. Ouest-France, 2018), voici un versant moins connu de l'œuvre du grand photographe Michel Thersiquel (1944-2007). Durant 14 ans, ne répondant à aucune commande, il se rend régulièrement au Centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape, dans le Morbihan. 4200 photographies en noir et blanc sont prises, puis archivées, presque jamais montrées. La moitié des effectifs de l’établissement sont alors des enfants, dont beaucoup de jeunes myopathes. Dans les images de l'humaniste Thersiquel, se lit toujours l’espoir derrière la souffrance. Dans ces corps amputés, paralysés, cabossés, transparaît une formidable envie de vivre. Tout simplement. « Thersi » photographie les êtres presque toujours de face, frontalement. « Cela paraît simple, mais c’est finalement terriblement risqué, écrit le critique Guy Mandery. La conséquence directe est que ces enfants nous regardent. » Depuis son décès, l'association des Amis de Michel Thersiquel et le Port-Musée de Douarnenez sont associés dans la valorisation du fonds d’atelier de ce photographe, qui comprend près de 80 000 clichés. Expositions en France et à l'étranger se succèdent depuis et font vivre son œuvre, d'une importance reconnue au plus haut niveau, présente dans de prestigieuses collections muséales.
Après le succès public et critique du livre À hauteur d'homme (éd. Ouest-France, 2018), voici un versant moins connu de l'œuvre du grand photographe Michel Thersiquel (1944-2007). Durant 14 ans, ne répondant à aucune commande, il se rend régulièrement au Centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape, dans le Morbihan. 4200 photographies en noir et blanc sont prises, puis archivées, presque jamais montrées. La moitié des effectifs de l’établissement sont alors des enfants, dont beaucoup de jeunes myopathes. Dans les images de l'humaniste Thersiquel, se lit toujours l’espoir derrière la souffrance. Dans ces corps amputés, paralysés, cabossés, transparaît une formidable envie de vivre. Tout simplement. « Thersi » photographie les êtres presque toujours de face, frontalement. « Cela paraît simple, mais c’est finalement terriblement risqué, écrit le critique Guy Mandery. La conséquence directe est que ces enfants nous regardent. » Depuis son décès, l'association des Amis de Michel Thersiquel et le Port-Musée de Douarnenez sont associés dans la valorisation du fonds d’atelier de ce photographe, qui comprend près de 80 000 clichés. Expositions en France et à l'étranger se succèdent depuis et font vivre son œuvre, d'une importance reconnue au plus haut niveau, présente dans de prestigieuses collections muséales.
Publié chez Locus Solus en juin 2020, cet ouvrage fait partie de nos recommandations au rayon Romans.
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