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« Il y a de la superstition à éviter la superstition », assure Francis Bacon. C’est dire l’universalité de ce concept qui traverse le temps et parcourt tous les pays. Mais qu’est-ce qu’une superstition ? Ils sont nombreux, ces gestes, paroles ou rites pour connaître l’avenir, se prémunir des maladies ou retrouver la chance. Théologiens, sociologues, philosophes et même superstitieux décrivent le phénomène comme un remède à l’angoisse et une réponse face au doute. Potentiellement dangereux, il est en même temps dans le viseur des Églises, des tribunaux et des pouvoirs politiques qui ont un dessein commun : venir à bout de ces croyances jugées menaçantes ou d’un autre âge. Ce voyage au pays de la superstition interroge le sens du mot lui-même, un mot qui dit ce que sont nos sociétés. Geste démoniaque au xvie siècle, folklore au xixe ou médecines parallèles de nos jours… ne serions-nous pas tous un peu superstitieux ? PHILIPPE MARTIN est professeur d’histoire à l’université Lyon 2. Il a dirigé le GIS-Religions du CNRS et l’ISERL (Institut supérieur d’études des religions et de la laïcité). Ses recherches l’amènent à étudier les pratiques religieuses des croyants du xvie siècle à aujourd’hui. Il a publié sur l’histoire des pèlerinages, de la mort et de la messe, plaçant au cœur de son travail l’individu et son comportement.
« Il y a de la superstition à éviter la superstition », assure Francis Bacon. C’est dire l’universalité de ce concept qui traverse le temps et parcourt tous les pays. Mais qu’est-ce qu’une superstition ? Ils sont nombreux, ces gestes, paroles ou rites pour connaître l’avenir, se prémunir des maladies ou retrouver la chance. Théologiens, sociologues, philosophes et même superstitieux décrivent le phénomène comme un remède à l’angoisse et une réponse face au doute. Potentiellement dangereux, il est en même temps dans le viseur des Églises, des tribunaux et des pouvoirs politiques qui ont un dessein commun : venir à bout de ces croyances jugées menaçantes ou d’un autre âge. Ce voyage au pays de la superstition interroge le sens du mot lui-même, un mot qui dit ce que sont nos sociétés. Geste démoniaque au xvie siècle, folklore au xixe ou médecines parallèles de nos jours… ne serions-nous pas tous un peu superstitieux ? PHILIPPE MARTIN est professeur d’histoire à l’université Lyon 2. Il a dirigé le GIS-Religions du CNRS et l’ISERL (Institut supérieur d’études des religions et de la laïcité). Ses recherches l’amènent à étudier les pratiques religieuses des croyants du xvie siècle à aujourd’hui. Il a publié sur l’histoire des pèlerinages, de la mort et de la messe, plaçant au cœur de son travail l’individu et son comportement.
Publié chez FAYARD en avril 2024, cet ouvrage fait partie de nos recommandations au rayon Romans.
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