Commandez en ligne, retrait gratuit en librairie

On considère habituellement qu’il y a d’un côté la littérature, de l’autre la critique : d’un côté l’écrivain, de l’autre le commentateur. Pour cette raison, s’il existe de nombreuses études sur l’art du romancier, du dramaturge ou du poète, il n’en existe guère sur celui du critique. On envisagera ici, au rebours d’une telle tradition, la critique comme de la littérature. Si la critique littéraire est un genre parmi d’autres, il n’y a plus aucune raison de se priver du plaisir (car c’en est un) de porter sur elle un regard de poéticien : on cherchera ainsi à forger une poétique de la critique – « poétique » devant s’entendre comme théorie générale des formes, et « critique » comme commentaire d’un texte particulier. On explorera ainsi les procédés d’écriture et de réécriture propres au discours critique, en laissant à d’autres, s’ils le souhaitent, le soin de se prononcer sur leur validité. D’Homère commenté par Zoïle ou Aristarque, jusqu’à Proust commenté par Barthes, Richard ou Starobinski, des scolies antiques et médiévales jusqu’aux recommandations du Monde des livres, des manuscrits grecs, byzantins ou chinois jusqu’aux réseaux sociaux, on arpentera tout un domaine jusqu’ici fâcheusement délaissé par la poétique. Il en résultera peut-être quelques conséquences imprévues – car, dès lors que la critique est envisagée comme une écriture, au même titre que son objet, il est bien possible que les textes critiques nous parlent autant d’eux-mêmes, si ce n’est plus, que des textes derrière lesquels ils prétendent généralement s’effacer.
On considère habituellement qu’il y a d’un côté la littérature, de l’autre la critique : d’un côté l’écrivain, de l’autre le commentateur. Pour cette raison, s’il existe de nombreuses études sur l’art du romancier, du dramaturge ou du poète, il n’en existe guère sur celui du critique. On envisagera ici, au rebours d’une telle tradition, la critique comme de la littérature. Si la critique littéraire est un genre parmi d’autres, il n’y a plus aucune raison de se priver du plaisir (car c’en est un) de porter sur elle un regard de poéticien : on cherchera ainsi à forger une poétique de la critique – « poétique » devant s’entendre comme théorie générale des formes, et « critique » comme commentaire d’un texte particulier. On explorera ainsi les procédés d’écriture et de réécriture propres au discours critique, en laissant à d’autres, s’ils le souhaitent, le soin de se prononcer sur leur validité. D’Homère commenté par Zoïle ou Aristarque, jusqu’à Proust commenté par Barthes, Richard ou Starobinski, des scolies antiques et médiévales jusqu’aux recommandations du Monde des livres, des manuscrits grecs, byzantins ou chinois jusqu’aux réseaux sociaux, on arpentera tout un domaine jusqu’ici fâcheusement délaissé par la poétique. Il en résultera peut-être quelques conséquences imprévues – car, dès lors que la critique est envisagée comme une écriture, au même titre que son objet, il est bien possible que les textes critiques nous parlent autant d’eux-mêmes, si ce n’est plus, que des textes derrière lesquels ils prétendent généralement s’effacer.
Publié chez Seuil en mai 2019, cet ouvrage fait partie de nos recommandations au rayon Romans.
Chaque livre présent dans notre librairie a été lu ou parcouru par notre équipe. Ce titre nous a particulièrement marqués pour sa qualité d’écriture et la justesse de son propos. N’hésitez pas à passer à la librairie : nous serons heureux d’en discuter avec vous.
Aucun avis pour le moment — soyez le premier à donner le vôtre.
Connectez-vous pour laisser un avis.
Un libraire lit votre message et vous répond — sur Poétique de la critique littéraire comme sur ce que vous pourriez lire ensuite.
Une question fréquente, à compléterVotre adresse sert uniquement à vous répondre. Elle n’est ni affichée, ni transmise : la librairie répond par la messagerie Vitaville.
0/2000